Tout ce mélange dans ma tête. Le passer, le présent et l'avenir se voilent, comme un rêve absurde en noir et blanc où l'on ne désir qu'une chose : se réveiller.
J'essaye d'être forte, mais la vie n'est pas toujours facile. Et je suis si faible. Si faible pour me battre. Mes coups sont absorbés par les faux semblants d'une vie sans queue ni tête.
Se serait tellement plus simple de pouvoir tout effacer d'un simple battement de cil. Non, la vie n'est pas si simple.
Comme par le passer, les larmes et le sang coulerons drus. La vie n'est qu'un perpétuel recommencement de souffrance, de bonheur éphémère, de cris, de pleurs, de rivières ensanglantées. Parfois même, on finit par s'y noyer. M'y noyerais-je moi? Seul l'avenir sauras descider de la fin, si proche soit-elle, qui m'attend.
Je me sens si vide. Perdue l'envie, perdue l'inspiration, perdu le sourire, perdue la vue, perdue la parole... perdue la vie. Suis-je condamnée à toujours retomber dans mon gouffre géant? Gouffre effrayant, perstidilentiel, creusé par un océan de larmes et de sang où je suis en train de me noyée. Paroies immenses; comme le ciel semble le loin au fond. Paroies visqeuses, que l'on ne peut escalader. Finirais-je par y succomber, à ce gouffre géant?...