Château de saulxures sur moselotte

Château de saulxures sur moselotte
Pétition contre la démolition du chateau.

Il était surnommé le Versailles vosgien ou le petit Versailles. Mais aujourd'hui, le château de Saulxures-sur-Moselotte, construit sous le Second Empire de 1854 à 1861 sur les plans de l'architecte Charles Perron, est menacé de démolition. En effet, son propriétaire privé a dû se résoudre à l'abandonnner depuis les années 70. Un projet prévoit d'en récupérer seulement les pierres et les statues pour les installer dans une commune voisine ou beaucoup plus loin : en Allemagne ou aux Etats-Unis !

Commandé par la veuve d'un riche industriel, ce château est pourtant un formidable témoignage de l'âge d'or de l'industrie textile. Il n'a rien à envier à ceux des maîtres forge de la Lorraine du Nord, tant par ses dimensions, son architecture et sa décoration. Parquet en marqueterie, larges cheminées en marbre de carrare, escaliers somptueux, plafonds peints par Félix Haffner, sculptures multiples, tapisseries monumentales, rien n'avait été trop beau pour la construction de cet édifice de style Louis XV, réalisé par les plus grands artistes de l'époque. Les grilles, oeuvres de Desforges, Brochon et des frères Festugières étaient les copies de celles de la place Stanislas à Nancy. Mieux, elles s'ouvraient sur un perron flanqué de quatre splendides cariatides, immortalisant les quatre saisons, oeuvres du sculpteur Georges Clère, un des décorateurs du nouveau Louvre de Napoléon III. C'est la maison Jeanselme Père et Fils, fournisseur du mobilier de la Couronne sous Louis Philippe et Napoléon III, qui meubla le château. A l'origine, deux grandes verrières reliaient le bâtiment principal aux deux dépendances. Un ravissement pour les yeux. C'est pour cela que la revue "l'Illustration" lui a consacré à l'époque plusieurs articles avec des gravures de l'intérieur.

Transmis aux générations suivantes, le château a finalement été abandonné en 1972. Il y a bien eu quelques projets de reprise mais aucun n'a abouti. Naturellement, la pluie et le froid ont réalisé leur sale besogne. Toiture et plafonds se sont écroulés mais il subsisite le gros oeuvre en très bon état avec son soubassement en blocs de granit énormes, ses parements en grès et ses nombreuses sculptures.

Depuis 1984, le château est inscrit à l'inventaire des monuments historiques et non pas classé. Cependant, depuis lors, il n'a pas cessé de se dégrader. Car l'édifice n'étant pas classé, l'Etat ne peut pas imposer d'y entreprendre des travaux. Et pourtant, les prototypes des cariatides en plâtre sont conservés au Louvre. Dans les Vosges, on n'a pas réussi à préserver les originaux...

Mais il est impensable de démonter ce chef d'oeuvre d'architecture surtout dans une région très pauvre en batisses de ce style. Il faut absolument le sauver en sollicitant les communes de la vallée, les structures départementale et régionale ainsi que l'Etat. Ce sera coûteux mais combien ont coûté la réfection des églises et autres ronds points et déviations routières. Par ailleurs, cent millions d'¤uros sont bien investis dans le château de Lunéville.

Ce patrimoine inestimable ne doit pas être perdu. Par respect pour les ouvriers qui ont payé de leur sueur sa construction. Par respect pour tous les tailleurs de pierres qui ont façonné les pierres. Par respect pour Jean-Thiébaut Géhin, personnage emblématique de l'industrialisation de la vallée de la Moselotte, né en 1796 à Ventron, qui ouvrit en 1825 à Saulxures-sur-Moselotte la première filature mécanique à moteur hydraulique de l'arrondissement de Remiremont avant de disparaître prématurément à 46 ans, après avoir été maire et conseil général du canton durant ses 12 dernières années. Et par respect pour sa veuve, Elisabeth Géhin, qui a dépensé près de 2 000 000 de F. de l'époque pour ce château alors qu'en 1861, ses deux filatures avaient une valeur de 1 150 000 F. et les deux tissages une valeur de 501 000 F. De plus, à sa mort en 1876, la veuve Géhin légua à la commune 150 000 F. pour la création d'un hôpital et 200 000 F. pour la reconstruction de l'église paroissiale. Sa mémoire mérite beaucoup mieux que la destruction pure et simple de ce château.

Signez et faites signer la pétition par vos amis et vos connaissances.

Les Amis du château de Saulxures-sur-Moselotte



Ca ne vous coute rien de signer sinon quelques courtes minute, pour peut-être (ésperons le) sauver ce magnifique château. Plus nous aurons de signatures et plus nous aurons de chances de le sauver.
Je vous remercie d'avance.


Pour signer, cliquer ICI.



Petite vidéo a son propos ICI.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 08:12

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Les Bribes Du Passé, un "recueil" à sa manière...
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# Posté le lundi 10 août 2009 20:30

Âme...

Âme...


Âme...



A la surface d'un lac turquoise, des rayons de soleil se perdent. Reflets dorés reflétant la chaleur à la surface de l'eau glacée. La douce et chaude respiration du vent effleure sa peau lisse, calme. Au bord de l'eau des animaux s'abreuvent du bout des lèvres de cette eau délicieuse. Les oiseaux chantent joyeusement. Le vent fait bruisser les feuilles des arbres environnants. Douce musique au son enivrant.
Image paradisiaque.
Image fausse.
Sous sa surface, un corps sans vie flotte. Cacher par un rayon de soleil à la surface de cette eau claire. Sans vie. Ses cheveux flottent autour de son visage angélique. Ses yeux ouverts bercent le ciel d'un doux regard. Habillé d'algues son corps parfait. Sans vie. Jamais altéré au court des années. Nymphe sans vie.
Au fond du lac ce croisent deux courants. Croisement d'un fleuve salé et d'une rivière ensanglantée. Éjaculation de souffrance en son centre.
Un être étrange nage sous la surface.
Des êtres effrayants lancent des pierres à l'aveuglette à cet étrange être qu'ils ne connaissent pas et duquel ils ont peur. Ses pierres déchirent la surface morte du lac endormis, ne provoquant aucuns remous. Et ses pierres ce transforment en lames provoquant des marrée de larmes et de sang, alimentant le fleuve salé et la rivière ensanglantée. Mais cet être étrange ne laisse rien paraître à ses êtres effrayants. Le lac avale les pierres sans laisser paraître une quelconque agression, sans aucuns mouvements. Mais l'être étrange, au fond de son lac protecteur, reçoit les lames en plein c½ur. Et le fleuve salé et la rivière ensanglantée jaillissent de plus belle et l'éjaculation de souffrance devient plus intense encore. L'être étrange ne veut plus voir ses êtres qu'il déteste tant, mais il ne ce contente plus, aujourd'hui, que de les ignorer.
Le lac s'avère plus profond qu'il ne le laisse paraître. Des mots s'y croisent, s'y perdent, s'assemblent. Des lettres éclatent. L'être étrange nage, manie ses mots. Il nage. Toujours. Encore. Se parfait dans son lac. Joue avec les algues. Avec le sable. Les poissons. A deux doigts de la ligne de flottaison, il guette, méfiant, au dessus de la surface. Il s'agite. Il a peur. Ne remonte jamais à la surface. Peur des autres êtres, si effrayants, qui tournent, s'agitent autour de son lac, de sa vie. Et à jamais, il demeurera caché de ses êtres effrayants. Projetant sa douce couleur bleutée au travers de yeux du lac endormis. Et seule cette couleur demeurera visible aux yeux des autres êtres. Comme une infime brèche sur l'autre monde. Sur l'autre soi.

A.
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# Posté le dimanche 14 juin 2009 09:55

Modifié le dimanche 14 juin 2009 10:07

3 ans...

3 ans...
Et vouala, comme chaques années, un petit article pour toi, pour ton anniversaire... 3 ans déjà, 3 ans cette nuit... Je ne compte pas m'étendre cette année, le temps fait son oeuvre, et je n'ai pas vraiment d'inspiration ce soir... Plus de déprime comparée aux autres années... J'ai changé...
Mort...
3 ans, dans l'incendie,
Tu as péris...
3 ans plus tard, je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé ce soir là... Il y a 3 ans...
Tu a laissé une plaie sur le c½ur de tes enfants, de ta femme, sur le notre, que même la course du temps ne saura jamais la pansée.
3 ans...
J'ai faillis noircir un peu plus ce jour l'année derniere, il y a deux ans... Mais je n'en ai rien fait...
Aujourd'hui, tu reste dans nos coeurs un peu plus vides depuis cette nuit là...
requiescat in pace,
Cher oncle...

A.

Les temps changent, je me suis attardée plus que je ne l'aurais souhaité. Tant pis, je laisse le temps me portée, j'ai cesser de me débattre. Et ça a marché. L'ombre, sans mes gestes pour la repousser, pour m'échapée de sa funeste étreinte, n'a plus trouvé le petit jeu amusant; de ce fait les nuages sont partis et mon soleil rayonne haut dans le ciel printanier...

P.S.: Aucun rapport entre les deux textes...

# Posté le jeudi 07 mai 2009 16:04

...

...
De ce mal qui me rongeais
Et que j'ai triomphé
-Pour combien de temps encore? -
Il ne reste sur ce corps
Que d'immenses vestiges
Du sang à vos yeux invisible
Aujourd'hui séché
Qui à coulé, qui à roulé
Le long de mon bras nu
Où lentement, il s'est perdu...

A.
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# Posté le dimanche 19 avril 2009 11:34

Modifié le dimanche 19 avril 2009 11:53